C’est pas moi, je le jure! De Bruno Hébert

J’ai lu avec beaucoup de plaisir les aventures de Léon. Léon est né en 1958, la même année que mon chum. Étant donné que mon chum a souvent 8 ans dans sa tête, pendant que je lisais, j’ai souvent confondu les images du Petit Léon et du Petit Robert dans ma tête.

J’ai eu de grands frissons quand Léon dépassait les limites. Je me disais que ça n’avait aucun sens. Quelqu’un quelque part allait l’arrêter. J’ai eu de grandes peines quand il a pensé que sa maman partait loin. J’ai pleuré et maudit la vie quand j’ai compris son destin.

Mon cœur a été chaviré, transporté, barbouillé. Des pages de pur bonheur. Des suspens épuisants. Des rebondissements surprenants. Des rencontres surdimensionnées. J’ai adoré.

En retournant à la première page après avoir terminé la lecture. J’ai relu le commentaire du médecin à l’accouchement. J’ai repensé à Forest Gump et je me suis dit que la grossesse c’est comme une boite de chocolat. You never know what you’re gonna get.

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Un été sans les hommes de Suivi Hustvedt

L’écriture est simple, mais efficace. C’est comme un beau design qui contient tout et qui ne contient rien de ce dont on n’a pas besoin. Il y a du mouvement dans le récit. Il y a des aventures, des rebondissements qui sont à la fois exceptionnels et ordinaires.

Les personnages sont tous sympathiques. Il y a de la bienveillance dans la description de chacun. Elle en a même pour « B. »! J’aime son regard sur l’adolescence et sur l’âge avancé.

C’est un regard féministe, un féminisme actuel et positif, teinté d’espoir. C’est le récit d’une femme de 53 ans qui, malgré les déceptions inhérentes à la vie, est en paix et en pleine possession de ses moyens. C’était bon à lire. Des moments de pur bonheur. J’en aurais pris encore.

Et pendant que je rédigeais ma chronique littéraire, Java a mangé les choux de Bruxelles que j’avais laissés à refroidir sur le comptoir!


Karoo de Steve Tesich

J’ai aimé Karro pour son extravagance en dépit de son côté grosse brute et son groupe d’amis misogynes. Le roman est un peu long au début, mais une fois mis en place les personnages, le débit s’accélère. J’ai été prise par la fin dramatique.

Le livre en version française est édité par http://www.monsieurtoussaintlouverture.net. Comme tous les livres de cette maison, il est très beau.
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Les jours de mon abandon d’Elena Ferrante

Je ne l’ai pas lu. Je l’ai dévoré.
Voici le texte reproduit au dos du livre.
Olga, trente-huit ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Turin, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels. Quinze ans de mariage. Un après-midi d’avril, une phrase met en pièce son existence. L’homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l’homme qui ne veut plus d’elle. Le roman d’Elena Ferrante nous embarque pour un voyage aux frontières de la folie.
Pascale, quarante ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Montréal, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels. Treize ans de mariage. Un jour de juin, une phrase met en pièce son existence. L’homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l’homme qui ne veut plus d’elle. Le roman de mon abandon m’avait menée aux frontières de la folie.
Ce n’est pas que mon histoire à moi romancée et transportée en Italie. C’est l’histoire de toutes ces femmes qui ont fait le choix de leur famille au quotidien.
Elena Ferrante décortique très bien la mécanique de la séparation, l’action qui entraine la réaction. Olga déraille, devient folle, cherche à retrouver l’équilibre, plonge, se noie. On sait toute qu’il y a une vie après l’abandon, mais que ça fait du bien de le lire.
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