Ils partiront dans l’ivresse de Lucie Aubrac

Le ton est un peu guindé. C’est probablement l’époque. Le féminisme est surprenant. On ne peut pas demander qu’il soit celui de 2018.

Il y a des longueurs, mais je suis contente d’avoir lu. On ne devrait pas passer à côté de ces histoires qu’il faut lire, dire et surtout ne pas oublier.

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Tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt

C’est une histoire d’amitié mais c’est aussi une histoire de parentalité difficile. J’ai été très touchée. Ça fait mal d’être le parent d’un enfant différent. Jusqu’où doit-on, peut-on aller pour aider son enfant?

C’est un livre qui, par bouts, est difficile à fermer.


Mirage de Douglas Kennedy

C’est encore une fois une histoire trop invraisemblable. Le début est trop long, mais passé un moment, je voulais lire la suite.

Avec la lecture d’un DK arrive, à un moment donné ou à un autre, la page que je ne peux lire. C’est comme un mal de cœur qui arrive après avoir mangé trop sucré. Celui-ci ne fait pas exception.

Autre truc qui m’énerve, les deux des trois derniers livres que j’ai lus et celui que je lis présentement parlent des artistes, de leurs malheurs et de ce qu’ils font endurer aux autres. Ça me ferait du bien d’entendre parler d’autre chose.


L’enfant perdue d’Elena Ferrante

L’indicible. L’inénarrable. J’ai adoré. J’ai dévoré.

Le quatrième tome est plein de mouvements et de rebondissements, mais la fin est introspective. C’était difficile d’y échapper.

J’en parlais justement aujourd’hui avec MJ et la semaine dernière avec l’Homme. Pourquoi est-ce que des filles brillantes aboutissent dans des relations toxiques? Qu’est-ce qu’il y a dans notre ADN qui fait qu’on ne voit que ce qu’on ne veut bien voir?


Les grand-mères de Doris Lessing

Ça parle d’amitié, de maternité, d’amour conjugal, de grand amour, de la facilité à vivre que certains ont et que d’autres n’ont pas. C’est une histoire originale, qui raconte quatre vies, toutes engagées dans un même combat.
Je l’ai vu comme un roman sur les splendeurs et mystères de la symbiose.
Mon seul point négatif, la traduction est franchouillarde.

C’est pas moi, je le jure! De Bruno Hébert

J’ai lu avec beaucoup de plaisir les aventures de Léon. Léon est né en 1958, la même année que mon chum. Étant donné que mon chum a souvent 8 ans dans sa tête, pendant que je lisais, j’ai souvent confondu les images du Petit Léon et du Petit Robert dans ma tête.

J’ai eu de grands frissons quand Léon dépassait les limites. Je me disais que ça n’avait aucun sens. Quelqu’un quelque part allait l’arrêter. J’ai eu de grandes peines quand il a pensé que sa maman partait loin. J’ai pleuré et maudit la vie quand j’ai compris son destin.

Mon cœur a été chaviré, transporté, barbouillé. Des pages de pur bonheur. Des suspens épuisants. Des rebondissements surprenants. Des rencontres surdimensionnées. J’ai adoré.

En retournant à la première page après avoir terminé la lecture. J’ai relu le commentaire du médecin à l’accouchement. J’ai repensé à Forest Gump et je me suis dit que la grossesse c’est comme une boite de chocolat. You never know what you’re gonna get.

 


Le Pingouin d’Andreï Kourkov

Ce roman est pour les amoureux de l’âme russe au quotidien. Comme le train-train, la routine des petites semaines, le texte coule doucement, sans véritables longueurs. On y trouve les hivers qui n’en finissent plus, les datchas loin de la ville, les patates à l’heure du lunch, la fameuse vodka et l’intrigue (très russe) pour laquelle je n’avais aucune préparation. Le dénouement est surprenant. Le livre est à lire jusqu’au bout.