Un été sans les hommes de Suivi Hustvedt

L’écriture est simple, mais efficace. C’est comme un beau design qui contient tout et qui ne contient rien de ce dont on n’a pas besoin. Il y a du mouvement dans le récit. Il y a des aventures, des rebondissements qui sont à la fois exceptionnels et ordinaires.

Les personnages sont tous sympathiques. Il y a de la bienveillance dans la description de chacun. Elle en a même pour « B. »! J’aime son regard sur l’adolescence et sur l’âge avancé.

C’est un regard féministe, un féminisme actuel et positif, teinté d’espoir. C’est le récit d’une femme de 53 ans qui, malgré les déceptions inhérentes à la vie, est en paix et en pleine possession de ses moyens. C’était bon à lire. Des moments de pur bonheur. J’en aurais pris encore.

Et pendant que je rédigeais ma chronique littéraire, Java a mangé les choux de Bruxelles que j’avais laissés à refroidir sur le comptoir!

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L’arbre du pays Toraja de Philippe Claudel

Ce qu’il écrit bien! C’est un long dédale de réflexions, mais quand même facile à digérer. En québécois on dirait « C’est songé. »

Ça rejoint mes préoccupations actuelles. La connexion s’est faite. Le courant a passé. Il m’a touchée. J’ai aimé sa réflexion originale sur avancer en âge (Comming of age comme on dit aux US quand on a 18 ans?), la déchéance du corps, quitter le monde, seule façon de laisser place à la continuité.

Cela dit, c’était légèrement déprimant, mais j’ai aimé quand même.


L’attentat de Yasmina Khadra

Je viens de terminer. J’ai aimé l’histoire, surtout au début. Je trouve l’écriture ampoulée, un peu snob. J’ai pensé que c’est peut-être un auteur de la francophonie qui n’est ni du Canada ni de l’Europe. J’ai quand même aimé.


Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia

Je serai brève cette fois…

Ça coule en douceur malgré les horreurs de la vie quotidienne et des derniers chapitres. Il y a du babacool ou de la naïveté dans la façon de dire de l’auteur, une légèreté, une paix qui fait contraste justement avec les horreurs.

Le livre a beau être une brique, il n’y a pas vraiment de longueurs.

J’ai aimé.


Le liseur de Bernhard Schlink

Époustouflant!

Au début, il me lassait un peu. Je me disais que je n’allais pas endurer trop longtemps ses histoires de cul. Mais j’ai rapidement compris que ce n’était qu’une façon de mettre la table pour quelque chose de plus important.

J’ai trouvé très justes les questions philosophiques. Elles tombent à pic dans ma vie de maman.
– Au sujet de l’analphabétisme, quand est-il trop tard pour apprendre à écrire? Et la projection de cette question sur le parcours scolaire de mon fils.
– Au sujet du respect du choix de l’autre, doit-on intervenir pour sauver quelqu’un qui ne veut pas se sauver lui-même?

Pour faire changement, je n’ai pas lu la fin. Je l’ai braillée.

Bisous et bon restant de vacances.


L’accompagnatrice de Nina Berberova

C’est un peu glauque mais j’ai aimé.


Le Sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari

Étrange, mais j’ai aimé et j’ai hâte de visiter la Corse.