Les grand-mères de Doris Lessing

Ça parle d’amitié, de maternité, d’amour conjugal, de grand amour, de la facilité à vivre que certains ont et que d’autres n’ont pas. C’est une histoire originale, qui raconte quatre vies, toutes engagées dans un même combat.
Je l’ai vu comme un roman sur les splendeurs et mystères de la symbiose.
Mon seul point négatif, la traduction est franchouillarde.
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C’est pas moi, je le jure! De Bruno Hébert

J’ai lu avec beaucoup de plaisir les aventures de Léon. Léon est né en 1958, la même année que mon chum. Étant donné que mon chum a souvent 8 ans dans sa tête, pendant que je lisais, j’ai souvent confondu les images du Petit Léon et du Petit Robert dans ma tête.

J’ai eu de grands frissons quand Léon dépassait les limites. Je me disais que ça n’avait aucun sens. Quelqu’un quelque part allait l’arrêter. J’ai eu de grandes peines quand il a pensé que sa maman partait loin. J’ai pleuré et maudit la vie quand j’ai compris son destin.

Mon cœur a été chaviré, transporté, barbouillé. Des pages de pur bonheur. Des suspens épuisants. Des rebondissements surprenants. Des rencontres surdimensionnées. J’ai adoré.

En retournant à la première page après avoir terminé la lecture. J’ai relu le commentaire du médecin à l’accouchement. J’ai repensé à Forest Gump et je me suis dit que la grossesse c’est comme une boite de chocolat. You never know what you’re gonna get.

 


Le Pingouin d’Andreï Kourkov

Ce roman est pour les amoureux de l’âme russe au quotidien. Comme le train-train, la routine des petites semaines, le texte coule doucement, sans véritables longueurs. On y trouve les hivers qui n’en finissent plus, les datchas loin de la ville, les patates à l’heure du lunch, la fameuse vodka et l’intrigue (très russe) pour laquelle je n’avais aucune préparation. Le dénouement est surprenant. Le livre est à lire jusqu’au bout.


Un été sans les hommes de Suivi Hustvedt

L’écriture est simple, mais efficace. C’est comme un beau design qui contient tout et qui ne contient rien de ce dont on n’a pas besoin. Il y a du mouvement dans le récit. Il y a des aventures, des rebondissements qui sont à la fois exceptionnels et ordinaires.

Les personnages sont tous sympathiques. Il y a de la bienveillance dans la description de chacun. Elle en a même pour « B. »! J’aime son regard sur l’adolescence et sur l’âge avancé.

C’est un regard féministe, un féminisme actuel et positif, teinté d’espoir. C’est le récit d’une femme de 53 ans qui, malgré les déceptions inhérentes à la vie, est en paix et en pleine possession de ses moyens. C’était bon à lire. Des moments de pur bonheur. J’en aurais pris encore.

Et pendant que je rédigeais ma chronique littéraire, Java a mangé les choux de Bruxelles que j’avais laissés à refroidir sur le comptoir!


L’arbre du pays Toraja de Philippe Claudel

Ce qu’il écrit bien! C’est un long dédale de réflexions, mais quand même facile à digérer. En québécois on dirait « C’est songé. »

Ça rejoint mes préoccupations actuelles. La connexion s’est faite. Le courant a passé. Il m’a touchée. J’ai aimé sa réflexion originale sur avancer en âge (Comming of age comme on dit aux US quand on a 18 ans?), la déchéance du corps, quitter le monde, seule façon de laisser place à la continuité.

Cela dit, c’était légèrement déprimant, mais j’ai aimé quand même.


Je viens d’Emmanuelle Bayamack-Tam

Tois générations, trois lectures au combien différentes d’une seule et même famille! La première qui a été très belle et qui supporte très mal la déchéance de son corps. La deuxième qui ne s’est jamais aimée. La troisième qu’on a jamais aimée.


Karoo de Steve Tesich

J’ai aimé Karro pour son extravagance en dépit de son côté grosse brute et son groupe d’amis misogynes. Le roman est un peu long au début, mais une fois mis en place les personnages, le débit s’accélère. J’ai été prise par la fin dramatique.

Le livre en version française est édité par http://www.monsieurtoussaintlouverture.net. Comme tous les livres de cette maison, il est très beau.