Orages ordinaires de William Boyd

Une histoire qui se déroule à Londres. Elle utilise tous les clichés : un héros intelligent et un peu naïf, des méchants qui sont gros et laids, des scientifiques au comportement éthique, des hommes d’affaires sans scrupules, une police secrète manipulatrice.

Roman sympathique. J’ai lu vite parce que je voulais savoir comment l’histoire allait se terminer, pas parce que j’étais pressée de passer à autre chose.

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L’exception d’Audur Ava Olafsdoittir

Comment se ramasser et continuer à vivre quand on se fait planter là par celui avec qui on avait chois de partager sa vie?

J’ai lu en imaginant très bien de quoi les personnages avaient l’air. J’ai bien aimé mais la fin est un peu en queue de poisson. Ça se termine sur un gros pas grand chose.


Les souvenirs de David Foenkinos

Au début ça coulait sympathique et un peu ordinaire. Je me demandais où l’intérêt se trouvait. Puis est arrivé le chapitre 51. Il m’a mise dans un état de grand bonheur. J’étais heureuse. J’aimais la terre entière. J’avais l’impression de toucher l’universel.

Et puis le chapitre 66 et arrivé. Je lisais à la piscine. J’ai dû abandonner. J’allais brailler bruyamment toutes les larmes de mon corps. Il a fallu que je prenne le temps de me ressaisir, de trouver un bon endroit ainsi qu’un bon moment pour poursuivre et terminer. Il m’aura fallu trois jours pour reprendre la lecture.

L’écriture est chaleureuse, intime, proche, puissante (dans le sens de évocatrice) et colorée. Les mots simples, naturels, chauds, enveloppants. Assise à la piscine avec les enfants qui crient et qui jouent, j’étais transportée dans un boudoir à l’atmosphère feutrée, en compagnie d’un ami. J’ai fait un grand tour de montagnes russes. Ça m’est arrivé souvent, plus jeune, en lisant A. Jardin.

Merci, auteur, pour ce magnifique texte.


La place d’Annie Ernaux

Annie Ernaux parle de la misère de ses parents, de la gêne de son père lorsqu’il rencontre une personne éduquée, du malaise qui s’installe entre elle et lui parce qu’elle grimpe l’échelle sociale. On observe un homme dont la fierté se mélange à la gêne et à la maladresse. Elle fait le portrait d’une génération avec douceur, bienveillance et distance. J’ai cru par moment que cette famille n’était pas la sienne.

L’écriture est difficile à comprendre. J’ai trouvé le vocabulaire particulier, certaines expressions sibyllines, le style ampoulé. J’en garde tout de même un très bon souvenir parce qu’il y a une paix dans la façon de dire. J’y ai trouvé une certaine poésie.

 


Ils partiront dans l’ivresse de Lucie Aubrac

Le ton est un peu guindé. C’est probablement l’époque. Le féminisme est surprenant. On ne peut pas demander qu’il soit celui de 2018.

Il y a des longueurs, mais je suis contente d’avoir lu. On ne devrait pas passer à côté de ces histoires qu’il faut lire, dire et surtout ne pas oublier.


Tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt

C’est une histoire d’amitié mais c’est aussi une histoire de parentalité difficile. J’ai été très touchée. Ça fait mal d’être le parent d’un enfant différent. Jusqu’où doit-on, peut-on aller pour aider son enfant?

C’est un livre qui, par bouts, est difficile à fermer.


Mirage de Douglas Kennedy

C’est encore une fois une histoire trop invraisemblable. Le début est trop long, mais passé un moment, je voulais lire la suite.

Avec la lecture d’un DK arrive, à un moment donné ou à un autre, la page que je ne peux lire. C’est comme un mal de cœur qui arrive après avoir mangé trop sucré. Celui-ci ne fait pas exception.

Autre truc qui m’énerve, les deux des trois derniers livres que j’ai lus et celui que je lis présentement parlent des artistes, de leurs malheurs et de ce qu’ils font endurer aux autres. Ça me ferait du bien d’entendre parler d’autre chose.