L’arbre du pays Toraja de Philippe Claudel

Ce qu’il écrit bien! C’est un long dédale de réflexions, mais quand même facile à digérer. En québécois on dirait « C’est songé. »

Ça rejoint mes préoccupations actuelles. La connexion s’est faite. Le courant a passé. Il m’a touchée. J’ai aimé sa réflexion originale sur avancer en âge (Comming of age comme on dit aux US quand on a 18 ans?), la déchéance du corps, quitter le monde, seule façon de laisser place à la continuité.

Cela dit, c’était légèrement déprimant, mais j’ai aimé quand même.

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Je viens d’Emmanuelle Bayamack-Tam

Tois générations, trois lectures au combien différentes d’une seule et même famille! La première qui a été très belle et qui supporte très mal la déchéance de son corps. La deuxième qui ne s’est jamais aimée. La troisième qu’on a jamais aimée.


Karoo de Steve Tesich

J’ai aimé Karro pour son extravagance en dépit de son côté grosse brute et son groupe d’amis misogynes. Le roman est un peu long au début, mais une fois mis en place les personnages, le débit s’accélère. J’ai été prise par la fin dramatique.

Le livre en version française est édité par http://www.monsieurtoussaintlouverture.net. Comme tous les livres de cette maison, il est très beau.
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Les jours de mon abandon d’Elena Ferrante

Je ne l’ai pas lu. Je l’ai dévoré.
Voici le texte reproduit au dos du livre.
Olga, trente-huit ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Turin, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels. Quinze ans de mariage. Un après-midi d’avril, une phrase met en pièce son existence. L’homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l’homme qui ne veut plus d’elle. Le roman d’Elena Ferrante nous embarque pour un voyage aux frontières de la folie.
Pascale, quarante ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Montréal, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels. Treize ans de mariage. Un jour de juin, une phrase met en pièce son existence. L’homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l’homme qui ne veut plus d’elle. Le roman de mon abandon m’avait menée aux frontières de la folie.
Ce n’est pas que mon histoire à moi romancée et transportée en Italie. C’est l’histoire de toutes ces femmes qui ont fait le choix de leur famille au quotidien.
Elena Ferrante décortique très bien la mécanique de la séparation, l’action qui entraine la réaction. Olga déraille, devient folle, cherche à retrouver l’équilibre, plonge, se noie. On sait toute qu’il y a une vie après l’abandon, mais que ça fait du bien de le lire.
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