La place d’Annie Ernaux

Annie Ernaux parle de la misère de ses parents, de la gêne de son père lorsqu’il rencontre une personne éduquée, du malaise qui s’installe entre elle et lui parce qu’elle grimpe l’échelle sociale. On observe un homme dont la fierté se mélange à la gêne et à la maladresse. Elle fait le portrait d’une génération avec douceur, bienveillance et distance. J’ai cru par moment que cette famille n’était pas la sienne.

L’écriture est difficile à comprendre. J’ai trouvé le vocabulaire particulier, certaines expressions sibyllines, le style ampoulé. J’en garde tout de même un très bon souvenir parce qu’il y a une paix dans la façon de dire. J’y ai trouvé une certaine poésie.

 


Ils partiront dans l’ivresse de Lucie Aubrac

Le ton est un peu guindé. C’est probablement l’époque. Le féminisme est surprenant. On ne peut pas demander qu’il soit celui de 2018.

Il y a des longueurs, mais je suis contente d’avoir lu. On ne devrait pas passer à côté de ces histoires qu’il faut lire, dire et surtout ne pas oublier.


Tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt

C’est une histoire d’amitié mais c’est aussi une histoire de parentalité difficile. J’ai été très touchée. Ça fait mal d’être le parent d’un enfant différent. Jusqu’où doit-on, peut-on aller pour aider son enfant?

C’est un livre qui, par bouts, est difficile à fermer.

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Mirage de Douglas Kennedy

C’est encore une fois une histoire trop invraisemblable. Le début est trop long, mais passé un moment, je voulais lire la suite.

Avec la lecture d’un DK arrive, à un moment donné ou à un autre, la page que je ne peux lire. C’est comme un mal de cœur qui arrive après avoir mangé trop sucré. Celui-ci ne fait pas exception.

Autre truc qui m’énerve, les deux des trois derniers livres que j’ai lus et celui que je lis présentement parlent des artistes, de leurs malheurs et de ce qu’ils font endurer aux autres. Ça me ferait du bien d’entendre parler d’autre chose.